Comme il aura été long le temps entre l’annonce exclusive que nous avait faite INCA fin août 2018 et cette première de Siddhartha l’Opéra Rock au Dôme de Paris – Palais des Sports ! Avec cette envie, qui n’a cessé de croître, au fil des mois : en apprendre plus sur le spectacle. Attente largement comblée lors du showcase à la Cigale du 12 mars 2019 et grâce à la sortie de l’album en Juin 2019 pour laquelle Inca nous avait accordé une seconde interview.

Au fil des jours, nous avons pu suivre l’avancée du projet sur les réseaux sociaux, avec en points d’orgue, la première bande annonce, réalisée avec les images du Showcase, et la diffusion de deux très beaux clips. Nous ne résistons pas au plaisir de partager, à nouveau, ces vidéos avec vous.

Bande annonce de Siddhartha l’Opéra Rock

La vie m’attend (Clip Officiel) – Siddhartha L’Opéra Rock
Interprété par INCA
Réalisation clip : Frank Berjot & Sabine Petit pour Frankline Productions

Peut-être (Clip Officiel) – Siddhartha L’Opéra Rock
Interprété par Mélissa Forton et Julien Arcuri
Réalisation clip : Rémi Cluzeau pour FRANKLINE PRODUCTIONS

Les répétitions du spectacle ont commencé fin Octobre au SCENEO de St-Omer, et, légitime récompense, le public du Pas-de-Calais a pu bénéficié d’une avant première le 12 Novembre dans cette même salle. Avec, déjà, une standing ovation qualifiée de triomphale par la presse pour saluer la performance.

Premières acclamations, mais aussi premières images, qui ont permis la réalisation de la nouvelle bande annonce du spectacle mise en ligne le 19 Novembre dernier et que nous vous proposons de retrouver ici :

L’ensemble de la troupe a rejoint le Dôme de Paris vendredi dernier pour entamer l’ultime marathon préparatoire qui mènera à la grande première, tant attendue, du Mardi 26 Novembre 2019. 
5 jours pour appréhender ce nouvel espace et les contraintes qui lui sont propres, effectuer des réajustements ou des modifications, peaufiner encore certains tableaux individuellement… et procéder aux premiers filages techniques pour unifier le tout, voir comment cela fonctionne. et apporter d’ultimes améliorations.

A j-2 de la Première, ToïToïToï a eu le privilège d’être convié à un de ces filages. On vous emmène avec nous ? C’est parti !

La Dôme de Paris est habillé aux couleurs du spectacle. 14H00, entrée des artistes, nous retrouvons nos amis de Regards en Coulisse, également invités à couvrir cet événement. Nous sommes chaleureusement accueillis par Fred Juarez, Producteur musical du spectacle, qui nous invite à la suivre dans les bureaux de la Production. Nous échangeons sur l’avancée des répétitions, nous revenons sur l’aventure du Sceneo, et sur le programme des dernières journées à venir . Il reste quelques minutes avant le début du filage de l’acte 2 (filage qui n’avait pu être fait hier, Inca devant accorder une interview en direct à France Bleu). Nous rejoignons Eline Dupraz qui accepte de nous accorder une interview juste avant de monter sur scène. C’est parti pour une petite expédition dans les coursives du Dôme de Paris. Passage à l’arrière scène, au milieu des décors, des accessoires, et des costumes encore tous bien rangés sur les portants. Depuis les loges règne une belle effervescence. C’est le temps de terminer son échauffement vocal, mais aussi de se détendre, avant d’entrer le vif du sujet.

Nous accédons enfin à la salle et l’interview peut commencer.
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Bonjour Eline, nous sommes ravis de partager ce moment avec toi et avec vous tous aujourd’hui.

Moi de même.

Peux-tu nous parler de ton arrivée sur l’aventure Siddhartha, l’Opéra Rock ?

Oui, avec plaisir. Pour moi, cela a été un petit peu particulier. Je faisais des vidéos Youtube avec Océane Berland. On s’est rencontrées il y a très longtemps, on est des amies de longue date. Et un jour, David Clément-Bayard, le créateur du spectacle, nous a contactées sur notre page Facebook en disant qu’il montait un projet de Comédie Musicale, qu’il avait besoin de chanteuses pour sa maquette mais que rien n’était encore fait. Alors on est montées à Paris un week-end. On avait 19 et 18 ans, et on a posé nos voix sur des rôles en particulier. Tout s’est très bien passé, les chansons nous ont tout de suite plu.

Pendant un an et demi, tout cela est resté un peu en flottement, on ne savait pas trop comment tout cela allait se passer. Et en 2018, David nous a rappelées en nous disant qu’il avait trouvé les producteurs, et que le projet allait se faire. On a passé les auditions, et nous voilà…

C’est une très belle histoire !

Ensuite il y a eu tout le travail préparatoire, l’enregistrement de l’album, le showcase à la Cigale, et, enfin, la résidence au Sceneo pour monter le spectacle.

Oui, nous avons eu 17 jours de répétitions en tout à Saint-Omer.

On a beau avoir bien lu le livret et même avoir déjà répété les chansons, le rythme a du être soutenu.

C’est sûr, ça n’a pas été facile. En plus, je suis jeune, c’est ma première expérience professionnelle. Tout a été incroyable. Je m’attendais à ce que ça ne soit pas facile, mais à ce point là ! Emotionnellement et psychologiquement parlant, c’était quand même compliqué, quand on est comme moi de nature à rapidement s’angoisser. On ressent parfois le besoin de se retrouver un peu seule, mais on a aussi tellement besoin de l’affection des autres. Et s’il y a bien quelque chose qui peut définir cette troupe, c’est l’union qui l’anime. On est tous là les uns pour les autres.

C’est ce qu’on ressent sur l’aventure Siddhartha depuis le début, y compris de l’extérieur.

Il y a plein d’amour. Et de respect. Il n’existe pas de différence entre les rôles dits principaux, et ceux qui, comme moi, ont des rôles multiples. J’avais cette appréhension au début, mais tout de suite, j’ai constaté que personne n’établissait de hiérarchie. Nous sommes tous dans la même énergie, au service de cette oeuvre. On s’aide et on se soutient mutuellement. et c’est vraiment important.

Et il y a eu cette fameuse avant-première le 12 Novembre. La rencontre tant attendue avec le public.

C’était un moment fabuleux. Bien sûr, c’était aussi très stressant. Dans les coulisses, on était tous complètement tremblants. On sait qu’il y a le public cette fois, et c’est une sacrée poussée d’adrénaline ! 

Tout a été absolument magnifique, tout le monde à donné le meilleur de ce qu’il pouvait donner. On était tous tellement soudés ! Le final était absolument magnifique. On a tous pleuré. Ca restera un moment inoubliable !

Et aujourd’hui, J-2 avant la première dans la Capitale. Avec, d’ici quelques minutes, un filage technique de l’acte 2. Déjà sous pression ?

En fait, pas tant que ça pour le moment parce qu’on en est encore justement au filage technique. Nous ne sommes pas encore en costume. On chante, bien sûr, et on donne déjà le meilleur de nous-même, mais ça reste encore un peu lointain. En revanche, dès qu’on enfilera les costumes, ça deviendra totalement autre chose. Et ça va arriver très vite maintenant !

Merci Eline pour ces moments partagés. Il est l’heure de rejoindre les coulisses. Bon filage à toi et à toute la troupe.

Merci beaucoup.

Nous repartons vers la scène et croisons différents membres de la troupe. L’ambiance est détendue et chaleureuse. Magda Hadnagy, metteur en scène et scénographe du spectacle, lance le top départ du filage. Les lumières s’éteignent dans la salle tandis que s’illumine la scène.

Bien évidemment, on prendra soin ici de ne pas tout vous dévoiler du spectacle à venir. Avec une cinquantaine de chansons en tout, mêmes celles et ceux qui connaissent par cœur les morceaux de l’album digital sont loin de posséder toutes les clés du spectacle et d’en appréhender toute la richesse . Mais nous pouvons tout de même partager avec vous certaines photos que nous avons prises lors de ce filage, puisque que les tableaux, magnifiquement mis en valeur par Philippe Fretault, directeur de l’image, ont déjà été dévoilés sur les réseaux par le compte officiel. Petit florilège des ces moments magiques d’un spectacle qui continue à se construire…

Rien qu’à la vue des ces quatre photos, vous comprenez déjà que la dimension esthétique des tableaux a été finement travaillée. Que ce soit cet immense et impressionnant banyan où Siddhartha rencontra l’éveil, les toiles peintes aux superbes perspectives ou encore les nombreux jeux de lumières, tout est fait pour sublimer l’espace scénique. Il manque encore à ce stade les costumes, qui apportent assurément eux aussi énormément au spectacle, mais même sans eux, on peut dire qu’on en prend déjà vraiment plein les yeux.

Et les voix ! Que ce soit lors des solos, des duos, ou des chants collectifs, elles sont puissantes et vous emportent littéralement. De cristalline comme celle d’INCA, à plus ténébreuse comme celle de Sebastio Saramago, elles apportent toutes une richesse et une variété saisissantes. Les chants polyphoniques dégagent une énergie impressionnante, et on se laisse complètement submerger. Mention spéciale à « Votre Temps » qui ne pourra laisser personne indifférent.

Fin du spectacle, mais pas de l’après-midi. En effet, c’est maintenant l’ensemble du spectacle qui va être repris, dans son intégralité, toujours pour un filage technique. Ne ne boudons pas notre plaisir et restons dans la salle pour découvrir l’acte 1, et replonger une nouvelle fois dans l’acte 2. Nous reprendrons donc notre analyse plus tard et vous offrons quelques clichés du premier acte.

Fin du filage de l’acte 1. Ca y est, nous avons enfin pu voir l’intégralité du spectacle. Dans le désordre, certes, mais ça n’est pas bien difficile de tout remettre en ordre. Et notre impression est toute aussi positive que précédemment, même si nous avons bien conscience qu’en plus des costumes, il nous manque encore certains éléments qui seront là lors des représentations devant le public (comme certains éléments de décor ou encore les plus grandes prouesses des comédiens d’action).

Nous avons particulièrement apprécié l’enchaînement fluide des tableaux que rendent possibles les changements à vue des toiles, ou encore les jeux avec les tulles qu’accompagnent les artistes. Jeux de lumières, de transparence ou d’opacité, tous les procédés sont exploités, et c’est un vrai plaisir de constater que l’usage de projections est réduit au strict nécessaire.

Et l’histoire dans tout ça ? Et bien c’est celle particulièrement singulière d’un être hors du commun. Et pourtant, ce qui fait et fera sans doute la richesse de ce spectacle, c’est la manière dont chacun pourra s’identifier dans les quêtes et les combats que mène Siddhartha. Tout comme on pourra le faire à travers les relations complexes qui l’unissent aux différents protagonistes. On retrouve, pour ainsi dire, tout ce qui marque la vie d’un homme, dans l’affirmation de ses choix, dans les situations complexes qu’il peut vivre et rencontrer, et dans les relations plus ou moins compliquées qu’il avoir à vivre. Des thématiques aussi importantes que l’affirmation de soi, l’émancipation, l’amour d’une mère, le besoin de reconnaissance du père, l’amour et ses méandres tumultueux… Et forcément, en faisant écho à notre vécu, on touche ici une corde sensible qui fait qu’on se retrouvera tous, d’une manière ou d’une autre, dans ce spectacle. Un sacré tour de force qu’a rendu possible David Clément-Bayard, auteur compositeur du spectacle, que nous avons le plaisir de retrouver pendant la pause méritée de ce qui constituera l’entracte.

David, ravi de te retrouver une nouvelle fois.

Le plaisir est partagé.

Merci de nous accorder ces minutes qui te sont précieuses. Pour commencer, nous voulions te demander comment s’est passée ce qu’on appellera l’aventure Sceneo, ce temps de construction effective de ton spectacle. Tu es le créateur de Siddhartha l’Opéra Rock, tu savais où tu voulais arriver. Mais du rêve à la réalité, les choses sont parfois plus compliquées, non ?

On transpire beaucoup ! c’est beaucoup d’efforts, et beaucoup de remises en question, de doutes. Lorsqu’on travaille un tableau, lorsqu’on est proche de ce qu’on recherche en terme de justesse, on n’est pas inquiet et on cherche seulement à le perfectionner. Mais parfois, on constate que quelques chose ne fonctionne pas, et on se dit mince, l’émotion que j’ai mise dans la chanson, on ne la retrouve pas sur scène. Donc, on refait le tableau. Et on a refait un certain nombre lors de la résidence à Saint-Omer, pendant une quinzaine de jours. C’est angoissant, mais en même temps, au fur et à mesure que les tableaux se valident, quand on constate que ça fonctionne enfin, ça motive, et ça donne confiance pour ceux qui posent encore problème et pour lesquels on n’a pas encore trouvé la solution. Ca viendra demain, après demain, mais ça viendra de toute façon.

Beaucoup de travail, donc, jusqu’à l’avant première, que nous avons suivie via les partages sur les réseaux sociaux et dans la presse locale. Et, sans exagérer, en reprenant même les mots d’un journaliste, ca a été un véritable « triomphe ».

L’accueil a effectivement été très, très chaleureux. On était très étonné. Je ne m’attendais pas à voir le public se précipiter devant la scène avant même la dernière note. Les gens se sont mis debout immédiatement. On savait bien sûr qu’il y avait pas mal de famille, des fans d’Inca, mais il y avait aussi beaucoup de gens de Saint-Omer, et on a senti tout le monde très, très ému. Après, quand on est allé les rencontrer dans le hall, à discuter pendant plus d’une heure, il y avait beaucoup de mercis. Les gens avaient été très touchés. Du coup, nous aussi nous avons été très touchés qu’ils le soient, car c’est vraiment le but de ce spectacle. C’est de la pleine émotion. Les papas qui, par exemple, viennent me dire que la chanson du père les a bouleversés. Ce sont les meilleurs compliments qu’on peut avoir. Sentir les gens touchés, plus encore qu’entendre les applaudissements ou les cris, qui font bien sûr vraiment plaisir aussi, ça n’a pas de prix. Et apercevoir des larmes dans les yeux ou sur les joues de certains spectateurs, c’est quand même très fort en terme d’émotions. 

On est à J-2, il reste peu de temps. Tu penses que tout est prêt ?

Il va bien falloir (rire). Ce qui est paradoxal, c’est qu’à la fin des répétitions, on est toujours épuisés, mais on se dit que la période la plus épuisante reste encore à venir. Et en même temps, oui et non, parce qu’en fait, le plus épuisant reste quand même d’enchaîner deux ou trois spectacles dans une journée à chaque fois. Alors qu’en arrivant à la période du spectacle, non seulement on ne chante plus qu’une fois, en dehors des week-ends, mais aussi et surtout, on est portés par le public. Et là, la différence est totale.

Je voulais terminer avec ce qui me semble important, aux vues de l’idée que je m’étais déjà faite du spectacle, et confortée par ce que je viens de voir  : A travers l’histoire singulière de Siddhartha, cet homme au destin qui nous est inaccessible, nous nous retrouvons tous dans les différentes histoires qui jalonnent sa propre vie. Et c’est ce qui fait, selon moi, la force de ton spectacle. C’est d’ailleurs sans doute pour ça que les gens ne vous ont pas juste dit bravo à Saint-Omer, mais qu’ils vous ont dit aussi et surtout merci. On se retrouve tous dans cette histoire.

Ca me touche beaucoup ce que tu me dis, c’était tout à fait le but et ma préoccupation. Dès le départ, je me suis dit que je ne pouvais raconter l’histoire de Siddhartha que si les spectateurs pouvaient se retrouver dans les disciples, c’est à dire ceux qui croisent sa route. Sinon, c’était peine perdue. On ne peut pas construire uniquement un Opéra Rock sur la vie d’un Sage. On peut raconter sa jeunesse, qui est effectivement mouvementée, il va connaître beaucoup de souffrances, de frustrations, de blessures, mais après, nécessairement, quand il est Sage, ou on n’a plus rien à dire ni à montrer, ou au contraire, quand il va aller chercher les gens, il faut que je mette un peu de nous tous dans chacune de ces personnes. Même si certaines sont un peut romanesques, comme Yasa Vanar, qui est un dragueur invétéré, qui va voir les prostitués, cela offre malgré tout de nombreuses possibilités. Une sorte d’amour impossible, parce que chacun reste bloqué dans son ego, ça je pense que c’est quelque chose qu’on a tous plus ou moins vécu. Quand on se fâche, en couple, et que chacun reste sur ses positions, ses postures ou même plutôt ses impostures.
Vraiment, ça me fait plaisir ce que tu mes dis. Ma crainte, c’était qu’il y ait un de ces tableaux ou un de ces personnages dans lequel on ne se retrouve pas trop.

Je vais te laisser rejoindre la troupe pour le nouveau filage technique du deuxième acte. Merci de nous avoir accordé ce temps. Et à mardi pour découvrir le spectacle dans son intégralité.

Merci beaucoup à toi, et à mardi.

Et c’est avec le même plaisir que nous assistons à nouveau à l’acte 2. L’ensemble est très fluide et se déroule sans accroc, au point que Magda Hadnagy félicitera la troupe en disant que jamais elle n’a laissé une page aussi blanche à la fin d’un filage. C’est dire !

Pour terminer, et même si ce ne sera pas Siddhartha qui veut, on peut dire que ce spectacle, porteur de valeurs simples d’humanité, fait vraiment énormément de bien en ces temps tumultueux. On n’atteindra sans doute pas l’éveil, mais on en sortira heureux, serein, et aussi ému.

La troupe est amenée ensuite à prendre congé, avant de se retrouver demain à 10H30 pour une échéance importante avec le passage d’une chaîne de télévision. Une répétition en costumes est programmée pour 14H00. De quoi faire de belles images, comme celles que nous a gentiment confiées en exclusivité Philippe Fretault pour illustrer la fin de notre article.

Merci à toute l’équipe pour son accueil.

Nous mesurons la chance que nous avons eu de pouvoir vivre ces moments que nombre d’entre vous auraient également aimé partager. Nous espérons que ces quelques lignes auront réussi à retranscrire au mieux ce que nous avons vu, vécu et ressenti, et qu’à travers elles, nous avons réussi à vous emmener un peu avec nous.

 

A vous maintenant de découvrir le spectacle au Dôme de Paris / Palais des Sports.
Le spectacle y sera à l’affiche du 26 Novembre 2019 au 5 Janvier 2020.

crédit photos images officielles Siddhartha l’Opéra Rock : Philippe Fretault

crédit photos images filage du dimanche 24 Novembre 2019 : Toï Toï Toï

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by Franck

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